Deux visages pales chez les Indiens

16 novembre 2014

Carnet de Bord

Plus jamais de voyage en avion avec un velo. Le trajet Dushanbe-Delhi a ete un vrai parcours du combattant ! Il a fallu insister tres fort pour faire monter le velo dans l’avion (je l’ai quasiment fait moi-meme…) apres tous les controles de securite, la boite qui ne passe pas dans la machine a rayons X etc. (en fait si elle passe mais il faut vraiment pousser fort). En bonus, une addition salee pour mon gros et lourd carton. Tout ca pour le recuperer en Afghanistan ou je fais escale une nuit ! L’aeroport de Kaboul ferme la nuit, je la savais deja, j’ai donc un visa en regle. Par contre, je fais forcing pour y rester pendant la nuit car mon carton est de toute facon trop gros pour monter dans un taxi. 22h arrive et les soldats afghans qui font la secu veulent me degager. Non, je reste. 2 gars simpas prennent ma defense mais rien a faire je dois degager. Toujours non. Je suis donc conduit au bureau du chef ! Je reste quelques heures la a discuter avec lui autour d’un the, de patisseries afghanes etc. bien assis dans un canap en cuir. Le chef est hyper simpa, il passe tous les coups de fils qu’il faut, fait venir d’autres gens dans son bureau et au final me fait reconduire dans le hall de l’aeroport ou m’attendent un lit de sieges, un oreiller et des couvertures. Royal.

Encore des controles de securite plus loin (jamais vu autant de controles qu’ici) et pas mal de galeres avec le carton, me voila dans l’avion pour Delhi, en premiere classe et avec 50% de reduc sur le voyage du velo : parfois on rencontre des gens simpas au check-in ! Arrive a destination, ya plus qu’a tout deballer, arnacher et s’arracher. La vingtaine de bornes qui separe l’aeroport du centre ville de New Delhi a ete assez perilleuse. Il faut conduire avec les yeux et les oreilles ici !

Me voila a New Delhi. Terrasse de l’Hotel Relax, surplombant le bazar. J’attends mon pote Paul qui arrivera demain soir. Sous mes pieds, un flux colore fait de motos, velos, pousse-pousses, charettes tirees par des anes, des boeufs ou des hommes, et beaucoup de passants habilles de toutes les couleurs. Tout ce bordel s’ecoule tranquillement a travers le quartier des fruits et legumes du Pahar Ganj Bazar de Delhi. A force, je n’entends meme plus les klaxons et sonnettes innonder l’univers sonore, sur fond de commercants et badauds qui ont pris l’habitude de s’exprimer tres fort. Bonheur des papilles : enfin un pays ou ils savent faire de la bonne bouffe ! Je me fait eclater le bide. Je mangerai tout. Une seule chose manque encore cruellement : du bon fromage.

Paul arrive comme prevu, et on passe plusieurs soirees memorables et difficiles a bien se rememorer a la fois … autour d’un plateau de fromages !!! pain, vin, saucisson, la totale ! Il n’a pas oublie non plus de ramener un bon whisky ecossais (deux en fait). 4 jours apres, on sort de la fourmiliere en train, direction Moradabad, qui sera bientot renommee Morabagdad. C’est Diwali « la fete des lumieres » ! On ne nous avait pas explique que c’etait surtout la fete des explosions…
Le lendemain, on repart tous les deux a velos pour nos premiers kilometres ensembles. On prend les routes les plus petites possibles mais meme la, des dizaines de motos, scooters ou velos viennent chaque jour rouler a cote de nous pour nous poser 1001 questions. Ce n’est pas un coin tres touristiques : on ne reverra plus de blancs avant Pokhara au Nepal ! Dans les villages, tous les regards se fixent sur nous et lorsqu’on s’arrete, des dizaines de personnes forment un cercle autour de nous et nous regardent … sans rien dire ! On est zyeutes, scrutes, observes partout et tout le temps ! Il y a du monde partout meme a la campagne ! Mais partout les gens sont vraiment simpas et nous aident spontanement. Le premier jour, Paul pete sa chaine, le troisieme, c’est le porte-bagage qui lache : a chaque fois les gars des villages viennent immediatement voir ce qu’il se passe et nous reparent ca avec 3 fois rien, « a l’Indienne ». Direction Nord-Est, il y a une route sur notre carte que personne ne semble connaitre mais qui nous avancerait pas mal. Finalement, un policier du coin nous dit qu’il s’agit de la « jungle road », que c’est trop dangereux d’y aller a velo a cause des tigres, des elephants etc. On decide donc d’aller par la, guides par les vieux, seuls capables de nous indiquer ou commence cette « jungle road ». Finalement, ni tigres ni elephants (dommage, le barbecue etait pret…) mais quelques belles araignees et pas mal de singes qui sautent d’arbre en arbre comme des fous. On poursuit notre chemin sur les petits sentiers de foret avant de retrouver le bon vieux melange asphalte/terre/cailloux bien pouri a l’Indienne. La bouffe « des rues » est bonne et pas chere, on s’arrete souvent pour un petit break « tchai + samousas », mais on arrive quand meme apres une petite semaine de route a la frontiere Nepalaise : Mahendranagar. Formalites d’entree expediees en 10 minutes. On est a l’extreme Ouest du Nepal, direction Katmandu, il fait chaud et la vie est belle !

Namaste, et bon vent !

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