Vieux motard que jamais : « Ce Népal impossible! »

5 janvier 2015

Carnet de Bord

Ci-dessous un mot de Paul apres notre voyage en Inde et au Nepal !

 

Salut à vous qui (comme moi auparavant) bavez devant les photos et articles de max! Ça fait envie, ça fait rêver….. et bas faites le! Ou tout du moins accompagnez-le pour une étape de son voyage!

J’ai rejoint Maxime à New Dehli à la mi-octobre dernier pour 3 semaines et demie en Inde et au Népal! C’était ma première en Asie, et j’ai bien été dépaysé! Une culture vraiment différente de la notre…J’ai pas mal roulé ma bosse en voyages mais c’était la première fois que je voyageais à vélo! C’est vraiment un moyen sympa de voyager, car on va dans des endroits ou personne ne va! En Inde, certaines personnes nous ont dit que c’était la première fois qu’ils voyaient des blancs, c’est dire! On a le temps de prendre son temps aussi, de regarder le paysage, de s’interroger, de refaire le monde, etc. Bref c’est vraiment sympa! Je ne vais pas refaire le descriptif de notre voyage jusqu’à KTM car Max l’a déjà fait. C’était de super vacances, j’étais super content de retrouver mon pote, de découvrir de nouveaux pays et cultures, de quitter notre civilisation… Mais surtout j’étais content de partager un peu de son aventure, de me rendre un peu plus compte de ce que c’était ! C’est de çà que je voulais parler. De plus, une fois rentré les questions ont fusé de part et d’autre: Combien de kilomètres vous avez fait ? t’as du en chier non? C’était pas trop dur ? Comment vous faisiez pour ci ou pour ça, il doit avoir des mollets d’acier maintenant Max, etc. Bref à la vue de beaucoup de gens, on passe soit pour des fous, soit pour des surhommes tant l’effort leur parait insurmontable!

 

Je vais être très clair : C’était super facile! Je suis arrivé avec aucune préparation physique et ça s’est passé nickel pour la bonne et simple raison que l’on allait a notre rythme ! Quand on était fatigué, on s’arrêtait pour boire un petit ‘’chai’’ (ça pouvait durer des heures des fois) et quand on l’était vraiment trop ou bien qu’on se sentait d’humeur flemmarde, et bah on ne faisait que 30 bornes dans la journée ! La seule contrainte qu’on avait c’était d’être à Katmandou pour prendre mon avion, mais j’avais pris de la marge . On s’est laissé allé au gre de nos envies (treck dans la jungle, détours sur la route, de longs stops parfois selon des rencontres…) et on a fait les derniers kilomètres en bus pour être a l’heure! Y’avait pas de stress. Un des avantages du vélo: c’est pas trop contraignant (on peut le mettre facilement dans un véhicule) donc y’a toujours une solution qui convient aux envies qu’on a! Il est vrai qu’on en a chié de temps en temps, mais pas plus que quand vous allez a la salle de sport! A chaque fois cela en valait la peine et il y avait toujours quelque chose pour nous donner du baume au cœur lorsque l’on était pas au mieux (beaucoup de gens nous ont aidé lorsque j’ai eu des pépins avec le vélo, des encouragements le long de la route biensur, des invitations, de jolis sourires de Nepalaides eheh). Un de nos plus gros plaisir quotidien était le moment ou on se trouvait un spot trop calé pour le soir! On arrivait bien crevé mais avec de la bouffe plein les sacoches, les grattes, de quoi prendre l’apéro de tps en tps… Et c’est parti pour une bonne soirée entre amis et une bonne nuit de sommeil derrière ! Franchement physiquement c’était très tranquille (bon j’ai eu un peu mal au c… au début mais rien d’anormal !)

 

Alors, j’en viens à la façon de vivre du cyclotouriste car on m’a beaucoup posé de questions là-dessus. Priorité number one : On fait toujours gaffe à avoir de quoi boire et manger. Ensuite, il faut être un tantinet méfiant avec certaines personnes qu’on sent pas, et faire attention à ce que personne ne nous voit poser la tente (c’était pas toujours facile en Inde). On ne se posait jamais loin d’une route non plus, au cas où on aurait eu un problème. Une fois les besoins primaires (bon OK sauf un…) et l’aspect sécurité (et non les animaux sauvages ne sont pas dangereux a condition de prendre 1 ou 2 précautions. De toute façon ils ont tous peur de l’homme donc ils vont pas venir vous manger!), le reste c’est du camping sauvage et de la débrouille de voyageurs. On est au calme, en pleine nature, on vit avec le soleil (on se pose avant la nuit, c’est mieux!), on demande sans arrêt notre chemin aux gens (sans toujours se faire comprendre), on sait pas toujours ce qu’on mange (ou boit), on est un peu fatigué le soir (de la bonne fatigue !!!!) et un peu courbaturé le matin, on se lave dans des rivières (quand on en trouve!), on fait nos besoins en pleine nature…. C’est pas très compliqué, il faut juste pas se dire qu’on aura le même niveau de confort et d’hygiène qu’ à la maison et réussir à supporter les odeurs dans la tente J

 

Voilà, pour finir ce n’est vraiment pas très dur de s’habituer à son train de vie pour peu que vous soyez un tantinet débrouillard(e) et pas trop chochotte donc je n’ai plus qu’une seule chose à vous dire: Allez-y, rejoignez-le quelque temps et vous aussi partagez son aventure avec lui! Vous adorerez ça, vous vous sentirez libre et vous ne pourrez pas lui faire plus plaisir !

 

Pour ma part, je n’ exclue pas l’idée d’y retourner…

 

A bon entendeur, bon vent

 

PS : N’oubliez pas de lui ramener du bon camembert au lait cru, ça lui manque terriblement!

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