JakaBali !

31 mai 2015

Carnet de Bord

On en a pris plein les yeux !

Apres Padang, la route est tres vallonnee et longe la mer, on tombe sur des baies paradisiaques comme on n’en a jamais vues !!! Puis on monte sur les hauteurs, et on suit des petits cours d’eau qui glougloutent et ou les enfants jouent et les grandes personnes font leurs lessives, sous le Soleil. En arriere plan, les hauts sommets de Sumatra. Le bonheur. Plus bas, on rejoint la mer et on continue de baie en baie, hypnotises par l’eau couleur Schtroumpf. On trouvera le long de la route des spots sublimes ou planter la tente, sous les cocotiers (pas juste en dessous non plus…) au bord des plages. On y rencontrera quelques Indonesiens curieux de voir 2 touristes ici, et passera des soirees sous les etoiles, feu de feuilles de cocotiers et noix de coco, musique etc. On est toujours bien accueillit ! On est vraiment des betes bizarres dans cette region desertee par les touristes (on n’en a vu aucun depuis notre arrivee sur Sumatra) et on n’echappe pas aux 200 « Hello Mister ! » quotidiens, on nous klaxonne, nous gueule des trucs qu’on comprend pas mais qu’on prend bien quand meme. Parfois c’est quand meme un peu trop : dans les villages on avance sous des centaines de paires d’yeux qui nous fixent, et il est meme arrive qu’en arrivant dans un marche, tout s’arrete. Tout le monde arrete de faire ce qu’il faisait et nous regarde, en discutant avec son voisin. Etrange sensation que de se sentir observe comme ca, on comme si on etait des celebrites, ou bien des betes de foire ? En tout cas, impossible de rester simple observateur dans ces petits villages, on est sollicite tout le temps, soit pour satisfaire un peu la curiosite des gens, soit pour se faire prendre en photo ! Cela dit, ca reste un vrai bonheur de voyager ici, et en plus la bouffe est bonne…

Apres Bengkulu, la route devient vraiment difficile : les montagnes russes. Ca rappelle un peu le Nord de la Turquie, mais en pire. Ca monte et ca descend, sans jamais aller tres haut, mais sans arret, et avec des pentes parmi les plus raides qu’on ai jamais vues ! On doit bien se taper une centaine de cotes par jour, et comme la route est un peu pourrie on ne peut pas toujours se servir de l’elan de la descente… Physiquement on mange. C’est comme si la terre etait ridee. Le soir, on campe le plus souvent dans des champs, et quaiment chaque soir, apres la tombee de la nuit, on se prend une averse. Autant vous dire que maintenant le choix de l’endroit ou poser la tente n’est pas fait a la legere ! On aurait vite fait de se retrouver dans une baignoire ou sur au milieu d’un ecoulement car ici la pluie quand ce commence, ca rigole pas ! Sur les bords de la route, on retrouve les champs de palmiers sur des dizaines de kilometres. L’huile de palme finit par nous donner des boutons … au sens propre. J’en etait couvert sur tout le corps avant de decider d’arreter de manger des plats frits, ou cuisines avec une quantite d’huile deraisonnable (la consommation d’huile dans la cuisine locale et ahurissante…) et depuis ca va mieux ^^ ! On a quand meme un peu l’impression que l’Indonesie veut notre peau. Tania pete 3 rayons en 2 jours et arrive a bout de ses rayons de rechange…

Plus loin, la route s’applatit enfin en arrivant sur Bengkulu. On passe une nuit a l’abri sous un toit de feuilles de palmiers qui protege une petite fabrique de briques avant d’arriver dans cette capitale locale. On y fait faire nos extensions de visas en 4 jours, et 4 nuits dans une piaule a pas cher dont nous ne sommes pas les seuls clients : c’est un vrai zoo ! On y trouve des cafards, des rats, des punaises, des fourmis, des moustiques biensur, et meme un gros lezard qui s’est faufile par le trou la douche … Tania dort dans la tente, a l’interieur de la piaule c’est vous dire ! Impossible par contre de trouver des rayons pour la roue de Tania : il va falloir que ca tienne. Nos extensions en poche, on peut repartir tranquillement pour terminer notre route vers Bandar Lampung avant de rejoindre Jakarta. On se trouve encore quelques suberbes spots ou camper, et on a toujours droit a une grosse saucee tous les soirs ! On decide ensuite de prendre une petite route qui mene vers Krui pour rester sur la cote. Les gens nous font non de la tete quand on leur explique par ou on va, et nous font le signe international de la main tendue vers le haut : ca va grimper hard. Effectivement, on a a peine attaquer cette route qu’on affronte les cotes les plus raides qu’on a monte a velo (oui gros sac, plus pentu que le Monte Albereto d’Italie). Autour de nous, la jungle a remplace les villages. Apres une serie de grosses grimpettes, j’attends Tania a l’ombre d’un arbre geant quand un camion s’arrete a cote de moi : « Hello Mister ! », comme des centaines avant lui. Sauf que cette fois, par la fenetre du camion je vois … Tania =) OK, tant pis pour le challenge, je charge aussi mon velo dans le camion et on s’installe tous les deux dans la benne. On y fera le reste du trajet jusqu’a Krui. Assez vite, on se rend compte que ces gars nous ont sauve la mise ! On n’en etait qu’au debut de cette route qui n’en finit pas de monter a travers la jungle. Pas de village. Pas de commerce. On aurait mis un temps fou a rejoindre la prochaine zone habitee et on aurait beaucoup trop vite manque d’eau et de nourriture. On ne s’attendait pas a ca et on etait pas vraiment prepare ! J’insiste pour payer au moins un cafe a nos 3 bons Samaritains, mais rien n’y fait et ils iront jusqu’a nous offrir le dejeuner. On mettra plus de 3h de camion pour faire 70km. En repartant, Tania pete 2 rayons coup sur coup … on se rend a l’evidence : on ne trouvera pas de rayons de 28″ ici, on devra finir le trajet en bus. Par chance, un spot de surf connu se trouve a 5km, on y restera 2 jours pour en profiter un peu pour rencontrer d’autres voyageurs (surfeurs) et faire de la plongee ! Plein de poissons colores, de coraux et surtout … 3 belles tortues sont une que j’ai pu suivre sur envrion 30sec … OUAH !

On finira la route pour Bandar Lampung dans un bus 100% local un peu pourri ou tout le monde fume tranquillement. On arrivera ensuite in extremis a choper un autre bus le soir meme pour aller a Jakarta. Ils ont enleve une rangee de 3 sieges pour faire monter nos velos… dans le bus ! Voyage en classe VIP donc, pour nos montures ! 4h du mat, apres 10h de car on est a Jakarta ou on s’ecrase dans le lit du premier hotel qui vient. La ville n’a vraiment rien d’attrayant. 20 millions d’habitants. Pas vraiment de choses « a faire » ou  » a voir ». Pas tres interessant donc d’attendre Jako ici et d’y passer avec lui les 2 jours qu’il lui faudra pour se remette du trajet. Mieux vaut se rejoindre directement a Bali, tant pis pour le titre de l’article. On veut y aller en train, mais a la gare on nous dit qu’ils ne prennent pas les velos ! Super, on va pouvoir reprendre un bus. Une formalite. 30 heures plus tard on est a Bali. On a bien fait de pas embarquer Jako avec nous la-dedans ! Il mettra 2h a faire la meme chose en avion. On arrive donc un peu eclate, apres 48heures de bus en 4 jours. On decouvre a Bali un autre visage de l’Indonesie : celui d’une grande destination touristique. Y’a plus qu’a attendre l’arrivee de Jako : ce soir, 0h25, vol QZ7534 …ca va envoyer du pate !

Bon vent,

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Une réponse à “JakaBali !”

  1. Cousin Loïc Dit :

    Bali… probablement la partie de votre voyage qui m’aurait le plus tentée!!
    Rien que sur papier glacé ça semble merveilleux, alors en 3D sur 360°…
    (J’ai pas déjà dis ça pour d’autres étapes moi???)

    Répondre

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